Le suremballage, ennemi de l’écologie

Les problématiques de transport, de conservation, de stockage ou de marketing font de l’emballage un enjeu crucial pour les entreprises. Malheureusement, aussi important soit-il, il a également de lourdes conséquences sur l’environnement : ennemi de l’écologie, le suremballage est aujourd’hui largement dénoncé et pointé du doigt.
A l’heure où le 7° continent de plastique ne cesse de grandir, il est temps de se poser la question : quelles sont les conséquences réelles de ce suremballage ?

tas d'emballages alimentaires jetés

Chez vous aussi, le retour des courses ressemble à ça ?
Alors, on fait quoi ?

Mais au fait, c’est quoi le suremballage ?

S’il est facile de diaboliser le suremballage et ses conséquences, il n’en reste pas moins que l’emballage est souvent utile.
Consoglobe en parlait déjà il y a 4 ans en définissant 3 usages principaux d’emballage :

L’emballage de vente

C’est l’emballage qui permet de conditionner une unité d’un produit. C’est par exemple le cas du pot de yaourt.

L’emballage de conditionnement

C’est celui qui permet de regrouper un certain nombre d’unités pour les vendre en lot. C’est, toujours dans l’exemple du yaourt, le carton qui permet d’acheter un pack de 8 yaourts.

L’emballage de transport

C’est l’emballage qui permet de protéger le produit lors de sa manutention et de son transport jusqu’à son lieu de vente.

Si l’emballage est utile, le suremballage lui est superflu.
On parle de suremballage quand un emballage supplémentaire est ajouté sans qu’il ait à jouer un rôle primordial et nécessaire.
Un exemple de suremballage dans nos vies quotidiennes ? L’emballage carton des tubes de dentifrice !

Quelles sont les conséquences du suremballage ?

Le suremballage est impactant à plusieurs  niveaux : sur les prix et sur l’environnement.

L’impact financier du suremballage

Le calcul est simple. Si l’industriel augmente ses coûts en rajoutant un emballage, il augmentera le prix pour le consommateur final.
Dans les faits, l’emballage peut représenter 20% du prix du produit fini dans l’alimentaire. Plus étonnant (et pas moins choquant quand on le sait), l’emballage d’un parfum de luxe représente jusqu’à 65% du prix de vente en magasin !!!
Si on ajoute le prix de la taxation des déchets, des frais inhérents au recyclage ou au contraire des frais des filières non triées, le consommateur paye alors plusieurs fois son carton d’emballage !

L’impact environnemental du suremballage

La quantité d’emballages jetés en France chaque année est tout simplement hallucinante.
Si vous voulez voir en direct le nombre d’emballages jetés augmenter, un calculateur vous attend ici : planetoscope : nombre déchet emballage en direct
Concrètement, on jette 90 milliards d’emballages chaque année, soit 25% de nos poubelles !!!
Et ces emballages finissent au choix dans nos filières de tri, dans nos océans ou encore en émission de fumées polluantes après incinération.
Si ces chiffre sont déjà choquants, ce n’est malheureusement pas la seule pollution liée au suremballage.
Si on rajoute à cette pollution directe l’impact environnemental de leur fabrication, les matières premières et l’énergie consommées, les émissions de gaz à effet de serre liées au transport et les infrastructures de tri et de traitement des déchets…
La note environnementale est malheureusement plus que salée.

Le suremballage, omniprésent dans nos vies

On le voit tellement dans notre quotidien qu’on ne le remarque presque plus….
Des blisters surdimensionnés pour un produit bien moins grand, des produits individuels emballés dans une coque plastique elle-même filmé d’un plastique, le tout recouvert d’un carton, de nombreux produits sont donc sur emballés, au détriment du prix payé par le consommateur et de l’environnement.
Malgré les faits et les chiffres que l’on connaît aujourd’hui, les industriels n’hésitent pas à proposer de nouveaux produits clairement sur emballés.

exemple de suremballage banane pelée suremballéeQui n’a jamais rêvé d’acheter une banane déjà épluchée et emballée dans du plastique ? Sûrement pas grand monde… mais cela n’a pas empêché la grande distribution d’inventer le concept !
On marche sur la tête là non ?
Si vous voulez voir d’autres exemples de produits suremballés qui défient la logique, vous pouvez aller voir ce lien, ce serait presque drôle si ce n’était pas si dramatique : voir des exemple de suremballage.

Alors concrètement, comment lutter contre le suremballage ?

Le meilleur déchet est toujours celui que l’on ne crée pas.
Si l’idéal est d’éviter les emballages au moment de l’achat, nous sommes bien conscients que ce n’est pas toujours facile…
Alors en attendant, on fait quoi ?
On peut déjà s’interroger dans les rayons pour faire les meilleurs choix en évitant les pires : a-t-on vraiment besoin de gâteaux industriels conditionnés en portions individuelles à l’intérieur du carton ?
Et surtout, si l’emballage arrive à passer notre porte, il est important de faire en sorte de recycler au maximum les déchets que cela engendre dans nos foyers !

Vous voulez tenter l’aventure ? Retrouvez nos meilleures astuces pour lutter contre le suremballage

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